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Guide Ayurvéda

Plantes & épices

Nirgundi : effets secondaires, dangers et contre-indications

Le nirgundi bénéficie d’une longue tradition d’usage sans incident. Une étude de toxicité sur 28 jours vient nuancer ce constat : à haute dose et sur la durée, certains organes montrent des signes de fragilisation.

Le guggul-association/">nirgundi provoque-t-il des effets secondaires ? À dose traditionnelle, très rarement. À haute dose et sur la durée, une étude de toxicité vient nuancer ce constat. Pour les usages du nirgundi, voir notre fiche de référence ; les précautions générales figurent dans nirgundi danger.

Ce que montre l’étude de toxicité subaiguë

Une étude de Pai, Jayashree et Shridhar, publiée en 2012 dans le RGUHS Journal of AYUSH Sciences (vol. 2, n° 2, consultable sur Google Scholar), a testé des extraits aqueux et alcooliques de feuilles de Vitex negundo (nirgundi) chez des rats Wistar albinos, à des doses de 1, 2, 4 et 8 g/kg pendant 28 jours. Aucun animal n’est mort durant l’étude, mais des signes de toxicité sont apparus dans les groupes à dose élevée (8 g/kg pour l’extrait aqueux, 4 et 8 g/kg pour l’extrait alcoolique) : variations hématologiques et biochimiques, et surtout des altérations histopathologiques dégénératives des organes examinés, la rate et le rein étant les plus touchés.

Ce que cela signifie selon la dose

Dose testéeRésultat observé
1 à 2 g/kgPas de signe de toxicité notable
4 g/kg (extrait alcoolique)Premiers signes de toxicité
8 g/kg (aqueux et alcoolique)Altérations dégénératives du rein et de la rate, variations biologiques marquées

Les doses traditionnelles de nirgundi en décoction ou en poudre restent nettement inférieures aux seuils à risque identifiés dans cette étude. Le message pratique est clair : respecter la dose et la durée traditionnelles, plutôt que de considérer qu’« une plante, ça ne peut pas faire de mal en grande quantité ».

Populations à surveiller

  • Pathologie rénale préexistante : prudence renforcée, avis médical préalable recommandé compte tenu de l’atteinte rénale observée à haute dose ;
  • Cures prolongées sans pause : à éviter, en particulier au-delà des durées traditionnellement recommandées ;
  • Grossesse et allaitement : à éviter par précaution, voir nirgundi et grossesse, faute de données de sécurité suffisantes dans ce contexte.

Nirgundi associé au guggul

Le nirgundi est parfois associé au guggul pour le confort articulaire, comme détaillé dans nirgundi et guggul. Cette association ne dispense pas de respecter individuellement la dose et la durée recommandées pour chaque plante.

Précautions

Le nirgundi reste bien toléré aux doses traditionnelles modérées. La vigilance porte sur les doses élevées et les cures prolongées, où des atteintes rénales et spléniques ont été documentées expérimentalement. Voir notre guide sécurité et précautions.

Vos questions sur nirgundi

Le nirgundi peut-il affecter les reins ?

Une étude de toxicité sur 28 jours a montré des altérations dégénératives du rein et de la rate à haute dose (8 g/kg) chez le rat, un seuil bien supérieur aux doses traditionnelles usuelles.

Les doses traditionnelles de nirgundi sont-elles risquées ?

Non, l’étude de référence montre que les premiers signes de toxicité apparaissent à partir de 4 g/kg, une dose largement supérieure aux quantités traditionnellement utilisées en décoction ou en poudre.

Qui doit être prudent avec le nirgundi à cause des reins ?

Les personnes ayant une pathologie rénale préexistante devraient demander un avis médical avant toute prise, compte tenu des atteintes rénales observées à haute dose dans l’étude de toxicité.

Le nirgundi est-il sûr en cure prolongée ?

Il est préférable de respecter les durées traditionnellement recommandées et d’éviter les cures continues sans pause, en particulier à dose élevée.

Le nirgundi est-il déconseillé pendant la grossesse ?

Oui, par précaution, faute de données de sécurité suffisantes concernant la grossesse et l’allaitement.

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